« Me voici le weekend dernier pour un repérage, dans une gare et de m’arrêter dans le kiosque à journaux pour acheter le dernier Vogue. Un numéro spéciale rentrée, très épais. Et là, grande est ma déception; je découvre que 90% du journal est constitué de publicité et que le petit reportage mode rédactionnel est d’un misérabilisme affligeant.

Quarante ans en arrière, acheter Vogue me rendait fébrile rien qu ‘au toucher car je savais qu à l intérieur j allais trouver des photos de Bourdin ..Sieff ou Newton…. des images qui nous nourrissaient.
Si Vogue est devenu « Vague », cela reste un succès marketing incontestable, ce qui n’est pas le cas du reste de  la presse d’aujourd’hui hui qui se plaint de sa concurrente internet- et malgré cela reste extrêmement pauvre.
C’était quand même bien ces moments ou nous nous dépassions, quitte a travailler plusieurs jours pour une seule photo, pour faire au maximum une simple page, et ce, pour le plus grand plaisir des lecteurs, toujours sensibles, toujours touchés, toujours émus. Et en plus le numérique n’existait pas, tout était vrai ».
Jaguar  découpée :  quatre jours de production  pour une simple page dans Option Auto.
Objectif de 24 millimètres septembre 94
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