Lundi prochain, à 16h34, je lâche le volant, je claque la portière, je range mon appareil photo, je me déconnecte des réseaux sociaux (FB, Twitter) et je donne rendez-vous à toutes mes copines militantes autour d’un verre pour mettre au point notre nouvel emploi du temps jusqu’à la fin du mois de décembre. Petite cure de thalasso à Saint-Malo, shopping de Noël à Londres … il va falloir qu’on trouve des idées pour se rouler les pouces et narguer les hommes qui, eux, contrairement à nous, continueront à travailler (à moins que certains d’entre eux ne veuillent défendre notre cause. Mais je n’y crois guère). Car, accrochez vos ceintures les filles ! Pour gagner le même salaire que les hommes, nous pourrions arrêter de travailler dès le 7 novembre à 16h34 jusqu’à la fin de l’année. Sinon, nous faisons tout simplement du bénévolat. Pendant qu’un mâle gagne 2000 euros, la femelle n’engrange que 1700 euros. En 2016, les inégalités salariales entre hommes et femmes, perdurent. Selon les calculs du collectif Les Glorieuses, nous gagnons en moyenne 15% de moins que les hommes.
Inégalités salariales : et si les hommes protestaient avec nous
Sans être une chienne de garde, je pense qu’il y a matière à réagir. Qu’avons-nous de moins que les hommes pour mériter un salaire largement inférieur pour un même poste ? Quand je pense qu’à l’école, nous sommes meilleures élèves que les garçons, que nous réussissons à travailler malgré toutes les tâches qui nous incombent, que nous savons faire plusieurs choses à la fois… Tant de qualités pour être disgraciées… Pourquoi cette injustice ? Qui peut nous venir en aide ? Sans doute nous-mêmes. C’est à nous, les filles, de réagir et de refuser cette situation. A nous de poursuivre la lutte pour être enfin considérées comme l’égal de l’homme.
Lundi 7 novembre, j’aimerais aussi pour que les hommes protestent avec nous. Car finalement, si nous gagnons plus d’argent, nous serons tous gagnants. Les couples vivront avec, en moyenne, 250 euros en plus…
Pour signer le manifeste, c’est par ICI




